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Histoires racontées

# Chapitre-1 ~ La chute de Tavnazia.

 

 

Dehors, le monde s’agitait, l’air déchiré par les bruits de pierres enflammées qui venaient s’écraser sur la forteresse de Tavnazia. Par cette nuit chaotique, une porte s’abattît brutalement, des foulées de pas rapides vinrent tambouriner le planché. Dans la maisonnette, seules deux bougies sur une table éclairaient faiblement les murs de pierre. Par la lucarne en forme de demi-lune, la lune, pleine envoyaient ses doux rayons sur un lit de paille, malgrés une fumée épaisse qui napait Tavnazia irrésistiblement. 

 

« L’armée des beastmen nous envahi – nous devons partir immédiatement. »

« No'no, j’ai peur. Et si cela ne fonctionnait pas, que ferons-nous, que feront-ils ? » Sanglota Sybille.

« Tout ira bien chérie – il le faut, sinon... »

Nono fut interrompu par l’arrivée d’un galka.

 

« Bigbern, vous êtes venu ! Le temps presse, nous ne pouvons plus attendre ! »

« Moogi, les enfants sont-ils prêts ? »

« Oui maître. » dit le moogle dans un battement d’aile à proximité du lit où les trois tarutarus dormaient, d’un rêve artificiel et profond.

 

D’un hochement de tête No'no se plaça sur le pentacle, rejoignant son épouse et le Galka. Tenant une amulette bleutée dans sa main gauche par la cordelette, il la fixa intensément et, la disloqua en trois parties, qu’il plaça aux coues de ses enfants endormis.

 

« Ce n’est pas tout. » annonça Nono.

Du plus gros morceau du bijou, émergea une bille azure qui flottait, immobile. Bigbern regarda, curieux. Cette minuscule sphère étincelait et dégageait une douce énergie qui peignait d’un doux bleu, la minuscule pièce.

 

D’un geste imprévisible, le tarutaru envoya l’objet sur le torse du grand homme.

Bigbern hoqueta & chancela en arrière puis se rattrapa d’une main, un genou fléchi sur le sol. Du sang coulait, mais la blessure disparu rapidement grâce aux soins prodigués par Sybille.

 

« Pour-pourquoi avez-vous fait cela… »

Le Tarutaru sourit tristement. « Vous commencez à comprendre n’est-ce pas. Ce voyage ne s’adresse ni à moi, ni à mon épouse. »

D’un regard mouillé, Sybille regarda le berceau où reposait le plus jeune des trois, et s’installa.

« Je suis prête » dit-t-elle, déterminée et soucieuse.

 

« ... Vous entendez ? » s’exclama Sybille en regardant la lucarne.

« …rien »

 

Mais alors que Nono s’approcha de la fenêtre pour voir ce qui se passait dehors, un grondement s’approcha, et le mur auquel il faisait face s’effondra !

Le galka, rapide, se mit au-dessus des enfants et du berceau, les protégeant des gravas et du rocher qui avait éventré le mur, à côté de la porte d'entrée.. Le tarutaru se releva, blessé à la hanche gauche.

 

« Il y a forcément un autre moyen… » Commença Bigbern en se relevant.

« On a plus le temps ! » coupa Nono. « Sybille, vite, commençons. » de quelques pas rapide, elle le rejoignit, se serrant contre son époux et regarda Bigbern et ses enfants.

 

Nono et Bigbern se regardèrent fixement pendant 3 secondes et dit calement: 
« Une fois là-bas, retrouvez-les tous. Tout les enfants de Vanadiel, afin de reconstruire son armée » « Et quand le moment sera venu, donnez l’héritage à nos enfants. Je compte sur vous… mon vieil ami. »

D’un hochement de tête le galka pris dans ces bras les deux enfants, et le panier en osier où reposait le dernier né.

 

De leurs mains tendues surgit une lumière éclatante. Les vêtements dans lesquels était vêtu le couple brillaient, faisant apparaître des caractères étoilés. Le pentacle illuminait la grande chambre, et dans un dernier éclat qui fit vibrer les fenêtres, le guerrier d’Altana disparu, avec dans ses bras, une génération et l’espoir d’un peuple.

« Nous avons réussi » dit Nono, dans un souffle. Il s'agenouilla et serra délicatement le corps inanimé de son épouse. Dehors la cité était en feu. Mais on pouvait voir ici et là des lumières, purers, furtives et éphémères. Des êtres, furent comme Bigbern, envoyés dans d’autres endroits, dans un autre temps.

 

 

~Quelque part dans les sous-sols de Tavnazia~

 

« M’man ! »

« Cour Aldo! Et ne t’arrêtes pas ! » Dit une jeune femme apeurée, les mains plaquées contre la roche froide et humide, son visage dirigé vers une ouverture. Derrière elle les orcs l’avaient retrouvé. Et dans l’énergie du désespoir, et bondit et attrapa le rebord qui l’amènerait à l’extérieur de la cité en flamme.

Ces pieds glissaient, elle n’arrivait pas à prendre appuie, trop épuisée. Et alors qu’elle commençait à tomber, des lignes se dessinèrent sur la roche, se croisaient, et formèrent une sorte d’étoile. Aveuglée la fille tomba, et disparu dans une lumière avant même de toucher le sol.

Les orcs arrêtèrent de courir, perplexes. Leur proie avait disparue. Seul le garçon, courait, jusqu’à l’épuisement, afin d’échapper à l’horreur de la guerre du cristal.

 

 

~Quelque part, sur le continent de Quon, Région de Kuzotz, au désert d’Altepa~

 

La tempête de sable faisait rage. Et perdu au milieu du désert, une lumière, suivit d'une forme imposante apparue. Reprenant ces esprits, la respiration forte, il veilla à ce que les enfants n’aient rien. Mais son sang se glaça quand il vit que le panier en osier était vide ! « Pas ... pas ça - comment cela a-t-il pu se produire ! » cria Bigbern, frappant de son poing le sol.

Il se releva et chercha un abri pour passer la nuit. Demain à l’aube, il sera en mesure de rechercher le tarutaru disparu.

 

A suivre...

Brumes.


  C'était une journée bien triste, le temps était maussade, de la bruine tombait, à intervale régulier, laissant quelques brindilles lumineuses perçer le ciel et éclairer les prairies humides de la Sarutaburata.
  A Windurst, un groupe important de personnes, majoritairement des Tarutarus s'étaient rassemblées au Port, sur les pontons, là où la cérémonie d'adieux devait avoir lieu.
Un défilé de personne fesait la queue afin de présenter leur condoléance à une jeune Tarutaru - Grainalight est son Prénom. Son chagrin était tel, qu'elle ne pouvait répondre, ni hocher la tête. Seules des larmes perlant sur ses joues semblaient indiquées que se n'était pas une statue.
 

 A côté de cette Tarutaru, un cercueil attendait, ouvert, laissant apparaitre une mèche de cheveux blonde. Les gens embrassaient le bout de leur doigts et fesaient le geste de toucher le rebord du cercueil à demi-ouvert.
  En dépit de la brise, et de la très fine pluie qui tombait, l'atmosphère était lourde, chaude et humide. Les tubes de bamboo se cognaient les uns au autres, créant un fond sonore creu.
Mais peu importe, Graina ne les entendait déjà plus, tout comme elle ne voyait plus les personnes passant devant elle et la tombe de Frero, son Défunt frère.
Toute fois, ses fines oreilles eurent un petit mouvement, comme font celles des chocobos quand ils entendent un bruit soudain.
  Un son métallique, non... plutôt le tintement que feraient de minuscules et longues tiges de métal qui se touche encore et encore.
Ca se raprochait, lentement, avec la file de gens qui passait sans fin. Elle n'osa pas lever ses yeux, encore plongée dans son sub-conscient, entre l'envie de fuir cette cérémonie grotesque, et celle de s'effondrer en pleur pour toujour.
Soudain il s'arrêta.
  Son coeur se mis à tambouriner rapidement, puis très fort, quand une voie lui dit "Je suis désolé". Ses yeux, fixés sur le cercueil en bois, rencontrèrent des mains, aux ongles salis, tenir un bijoux fait dans une pierre bleue, pendant à une chaînette dorée.
"Avant qu'il ne s'en aille, il m'a envoyé ceci, je vous le donne à présent ... bien qu'il en manque un morceau."
  A présent, elle n'entendait plus rien, sauf son coeur battre, comme au ralenti, le soufle long -- sa petite main s'avança sans qu'elle s'en rendit compte -- puis quand ses doigts rencontrèrent le bijoux, elle le reconnu -- des flash-back, des souvenirs fusèrent dans son esprit embrouillé.
"Regarde Frero, il manque un morceau à ton pendentif"
"Mère me l'a donné com'ça, mais tiens, je t'en don' un bout"
Comme une litanie, Graina, boulverssée, ce mis à répéter avec folie le nom de Frero, bégaillant entre deux syllabes, puis de plus en plus fort.

  Effrayé, je fis quelques pas à reculons, regardant les gens me dévisager sous mon capuchon. Puis un groupe de personne, des humains, s'avancèrent, intrigués et suspiçieux. A présent la douce pluie laissa place à la longue litanie de Graina, et aux hauts murmures des gens venus se recueillir.
"... qui es-tu?" dis un Galka.

  Paniqué, je reculais jusqu'à cogner une caisse; je sorti mon instrument et posa une expiration lente dans le <mi>
Tous endormis -- j'en profitais pour appeler mon Chocobo, puis d'une Etude, lui ordanna de fuir vite, loin, très loin de Windurst.

  Au port, l'effet du mystérieux chant se dissipa. L'inconnu avait disparu, les passants regardaient autour d'eux, à la recherche de cette personne qui avait sorti Graina de son semi-rève.

  Celle-ci avait repris un peu de son calme, puis d'un pas pressé, alla rejoindre son "refuge" sorte de piècette où étaient rassemblé ses grelots, cartes à jouer, et autres bibelots/porte-bonheur accumulés sur les étagères poussièreuses.
Dans une commode, elle en retira des vieilles couvertures, puis une boîte en bois verni.
Défesant les liens de chaque côté du couvercle, fébrilement, elle le souleva doucement, et le déposa sur ses genoux.
La porte s'ouvrit bruyament derrière elle.
"Grainalight, ça va bien, que fais-tu ?"
"je-je vais le retrouver"
"Qui, l'inconnu qui a disp..."
"c-c'est f-frero QUI LE LUI A DO-DONNE" cria la petite.
D'un geste sec et précis se souciant guère de ses amis qui la regardait, elle étala ses cartes sur le tapis de cette minuscule pièce, imprimé d'une étoile.
"Je-veux-le-re-trou-ver"
Elle regardait frénétiquement ses cartes, les empilants, les retournant, comme si elle cherchait une combinaison, un code.
"Graina ... ça sert à rien ce que tu fais" dis une voie de femme.
"... juste à te rendre plus malheureuse".
Mais elle n'écoutait pas. Et à chaque parole prononcée, elle semblait se renfermer encore plus sur elle-même. Petit à petit, ils quittèrent la salle. Le dernier, un tarutaru, lui dit bonsoir, chevrotant, puis en referma derrière lui la porte.

  Graina c'était endormie, en serrant inconsciement le fragment de bijou que lui avait jadis donné son frère. "com' ça on saura toujour où nous sommes" lui dit la voie emprunte de gaieté.
Allongée au milieu de ses bricoles, elle se mis à avoir des sursauts comme des spasmes. Dans son esprit, elle cherchait un Nom, une réponse, un lieu. Dans son rêve, elle était assise sur un par-terre de mousse. Ici et là, des Butterflies volaient au-dessus de petits étangs, elle était dans une gigantesque Forêt. Il y fesait sombre, et seuls quelques rayons du soleil parvenaient jusqu'au sol. Il fit très froid soudain, et devant elle se tenait un énorme cristal.

  Quand elle rouvrit de nouveau ses yeux, c'était le petit matin, de la buée s'était formée sur les vitraux. Il fesait frais, aussi, elle prit une des couvertures qu'elle avait négligemment oté de la commode.
Alors qu'elle rangeait ses cartes, elle le lut: le mot qu'avaient créé les cartes en se rassemblant: nowei.
Ce mot lui fit echo dans sa tête, jusqu'à ses 4 ans, Lors de son évacuation, pendant la guerre.

  A vrai dire, seuls des mots, des sons restaient encore, palpable dans les recoins de son esprit, mais elle se souvins de ceci "Tu v--lera sur ta soeur et sur ton petit frère, Now--, ---ce pas F-ero,à votre ar--vée, Moogi vous ac--uillera" "Vous nous rej-----?" Puis il y eut d'une porte qu'on enfonçait, des des murmures famillièrement bestiaux, et des cris "Je vous en suppli, laissez-les partir! ils ne sont pas préparés!". Une lumière aveuglante, suivi de téléportations et des pleurs d'un enfants.

  D'un regard rapide, elle jeta un coup d'oeil au miroir de l'entrée, se peigna avec ses doigts, et refit ses couettes. Refermant la porte derrière elle, elle couru à l'étable, et attela Choco d'un geste sûr.
D'un petit coup de talon et d'un claquement de langue, elle ordonna au Chocobo de courir en direction du Canyon Tahrongi. Une fois là-bas elle devra allé jusqu'au Sanctuaire de Zi'Tah, Immense Forêt vierge.

  "Hé!", d'un geste préci, une main vint prendre les rennes et stoppa le chocobo. "Où pars-tu ainsi Grainalight?" Grainalight soupira, même si au fond d'elle même elle fut rassuré que Censor la stop dans son élan. "Ok, je vois, quoiqu'il en soit, je viens avec toi". D'un bond, il s'installa sur la scelle du chocobo, derrière la jeune Tarutaru et prit l'initiative de diriger Choco. Arrivés à la Forêt de Zi'Tah, ils n'y trouvèrent rien, sauf à l'une des clairaières: il y gisaient des planches de bois, une paillasse, et à proximité, un tas de cendre d'où sortait un filet de fumé.

  "Qui que se soit, il est parti depuis un bon moment" dit Censor. Incertaine, Graina hocha de la tête. "Où est-il..." Soudainement, une brise, très froide vint murmurer autour d'eux, instinctivement, les plumes du chocobo s'ébourrifèrent avec ce changement de température. Les cobeaux brallaient, et les leechs se réfugièrent dans l'eau. "C'est pas normal, m-mais il neige!" A présent de la vapeur d'eau sortie à chaque expiration de Censor. "il, il est pas ici, mais à Delfuk tower" chuchota la tarutaru. "Très bien, allons faire une halte à Jeuno"

  Le Chocobo ne se fit pas priér, il reconnu la destination que Censor avait indiqué. Là-bas, ils y retrouvèrent leurs amis, Jagnaarok, Mouchou, et le couple, Cenlywenn, Jeth. Sur le chemin qui menait à l'île de Qufim puis à la Tour de Delfuk, Grainalight expliqua ses intuitions au groupe d'aventuriers. Alors qu'ils s'apprêtaient à entrer, un clan, composé de Lion, Zeig et Alda, les interpelèrent. Ils leur demanda s'ils étaient au courant des méfaits du Grand Duc Kam'lanaut, et de son envi d'ouvrir de nouveau la porte des dieux.

  Visiblement tout le monde en avait été informé, et c'est ensemble que le groupe entra dans la tour, le but premier étant de stoper Kam'lanaut à tout prix. A l'intérieur, ils marchèrent dans les couloirs sombres, montèrent les escaliers, et empruntèrent les téléporteurs, jusqu'au 4ième et dernier étage.

A suivre...

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